LES JEUNES ET L’USAGE DES RESEAUX SOCIAUX
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L’expression
« médias sociaux » recouvre les différentes activités qui
intègrent la technologie, l’interaction sociale (entre individus ou groupes
d'individus), et la création de contenu.
Par le
biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes
d’individus qui collaborent créent ensemble du contenu web, organisent ce
contenu, l’indexent, le modifient ou le commentent, le combinent avec des
créations personnelles.
Twitter
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Parmi ces réseaux sociaux nous pouvons citer en
expliquant chacun d’entre eux :
est un outil de microblogage géré par l'entreprise Twitter Inc. Il permet à un utilisateur d’envoyer
gratuitement de brefs messages, appelés tweets, sur internet, par messagerie instantanée ou par SMS. Ces messages sont limités à 140 caractères.
Twitter a été créé le 21 mars 2006 par Jack Dorsey, Evan Williams, Biz Stone et Noah Glass, et lancé en juillet de la même année. Le service est
rapidement devenu populaire, jusqu'à réunir plus de 500 millions d'utilisateurs
dans le monde fin février 2012, dont environ 200 millions utilisant Twitter au moins une fois par mois
Identité visuelle (ou logo)
La mascotte de Twitter est un oiseau stylisé, nommé Larry en hommage au
basketteur américain Larry Bird. Le 6 juin 2012, Twitter présente un nouvel oiseau, désormais utilisé comme logo unique,
sans typographie.
Logo de Twitter de sa création en 2006 à mai 2009.
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Logo de
Twitter du 15 mai 2009 à septembre 2010.
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Logo de
Twitter de septembre 2010 à juin 2012.
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Logo de
Twitter depuis le 6 juin 2012.
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Fonctionnalités
Twitter est un service de microblogage ou microblogging, qui permet à ses utilisateurs de bloguer grâce à de
courts messages, des « tweets ». Outre cette concision imposée, la
principale différence entre Twitter et un blog traditionnel réside dans le fait
que Twitter n’invite pas les lecteurs à commenter les messages postés. La
promesse d'origine de Twitter, « What are you doing? », le définit
comme un service permettant de raconter ce qu’on fait au moment où on le fait.
Prenant acte de l'utilisation du service pour s'échanger des informations et
des liens, Twitter le remplace par « What's happening ? »
(« Quoi de neuf ? » ou encore « Que se
passe-t-il ? » dans la version française), puis par « Compose
new Tweet… » dans la dernière version de septembre 2011.
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Identité visuelle (logo)
Vimeo est une des rares plateformes vidéo Web à
proposer un plan premium à ses utilisateurs. L'offre premium, Vimeo Plus,
coûte 59,95 USD par an, ou 9,95 USD par mois. Cette offre donne accès à des services tels
que l'amélioration de la qualité vidéo, la priorité d'accès au serveur, le
retrait des publicités, etc.
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Les vidéos peuvent durer de 2 secondes à 596 heures.
Chaque seconde, plus de 300 heures de vidéo sont mises
en ligne.
La première vidéo de YouTube est d'ailleurs celle de
Jawed Karim où il commente sa visite au Zoo de San
Diego (la vidéo a été mise en ligne le 23 Avril 2005 à 8:27).
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Le nom WhatsApp est une déformation de What's Up : "quoi de
neuf ?" en français.
Le logiciel est disponible sur Android, iOS, BlackBerry, Nokia, Windows Phone et Symbian. Moyennant un abonnement annuel de 1 dollar (la première année étant
gratuite), il permet d'interagir avec les autres utilisateurs en envoyant des
messages, des photos et des sons.
Il se sert du numéro de téléphone comme identifiant unique (ce qui
peut poser un problème de confidentialité sur les données récupérées
L'application utilise ensuite le carnet d'adresses de contact de l'utilisateur
et le fait correspondre à sa base de données interne pour constituer une liste
de contacts disponibles sur la plateforme.
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Le logiciel est gratuit en 2013 et disponible sur Windows, Mac, Linux, iOS, Android, BlackBerry, Windows Phone, Nokia et Bada.
Les appels vers les autres utilisateurs du logiciel sont gratuits, et les
appels vers les autres numéros sont eux passés par la connexion téléphonique.
Concurrent de Skype et Hangouts il utilise une technologie propriétaire, mais propose une intégration plus
poussée avec le téléphone :
- récupération automatique de la liste des
contacts ;
- imitation du style d'origine de la fonction
téléphone.
Viber utilise le numéro de téléphone comme identifiant unique comme WhatsApp. Cela peut poser un problème de confidentialité sur les données récupérées.
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Cette application permet de partager ses photographies et ses vidéos avec
son réseau d'amis, de noter et de laisser des commentaires sur les clichés
déposés par les autres utilisateurs. Les applications telles qu'Instagram
contribuent à la pratique de la phonéographie (ou photographie avec un téléphone
mobile).

Les
dangers des réseaux sociaux comme Facebook guettent les adolescents car ils
sont les premiers à avoir adopté ce réseau social. Ils sont les plus nombreux
et les plus actifs sur ce site. C’est pour cette raison qu’ils en sont les
premières victimes. Les adolescents peuvent être victimes d’harcèlement moral,
d’injures, photos obscènes… Les faits divers dus à l’utilisation de ce site se
sont multipliés. Plus grave encore, les adolescents y partagent leur vie privée
sans se rendre compte que leur intimité est exposée publiquement. Facebook
permet de partager et d’échanger des messages, des photos et des vidéos.
Cependant certains ados se servent de ces outils de communication pour insulter
leurs contacts ou pour leurs envoyer des photos obscènes.
L’exposition de l’intimité
Facebook
est le paradis des voleurs d’identité. Il s’agit souvent de détournement de
photos ou de vol d’identité. Pour se faire passer pour une autre personne, il
suffit juste de créer un profil au nom de cette personne. Facebook a des côtés
positifs et ludiques mais ce réseau social est malheureusement aussi risqué car
le grand danger reste la pédophilie. Les adolescents les plus vulnérables sont
une proie aisée pour les pédophiles et les délinquants sexuels.
Facebook diminue l’aptitude
de concentration
Facebook
est extrêmement chronophage. Les enfants y consacrent plus de temps qu’aux
devoirs. Le soir après l’école, ils font leurs devoirs tout en surfant sur
Facebook. Il serait donc impossible de se concentrer totalement sur ceux-ci.
Une étude dévoilant que 75,2% des jeunes avouent aller sur Facebook pendant
qu’ils font leurs devoirs. Et 24,7% le font au moins 30 minutes tous les jours.
Facebook, l’ennemi des
couples ?
Une
étude réalisée personnelle montre que l’usage de Facebook stimule la jalousie
et la méfiance dans les couples. Plus une personne passe de temps sur ce site,
plus elle devient méfiante à l’égard de son partenaire. Il semble que le
sentiment de ne plus avoir d’exclusivité entraîne une difficulté dans le
couple.
Lorsque vous racontez votre intimité,
votre conjoint peut se trouver exclu ou avoir l’impression que vous partagez
plus de choses avec vos amis Facebook qu’avec lui. Ce site présente même plus
de risque qu’un site de rencontre car il peut créer une intimité virtuelle très
rapidement.
Comment protéger les enfants des
dangers potentiels de Facebook ?
Les parents doivent dialoguer avec leurs enfants au sujet de Facebook, les prévenir des dangers et leur expliquer les outils qui sont à leur disposition pour préserver leur vie privée sur les réseaux sociaux.
Les parents doivent dialoguer avec leurs enfants au sujet de Facebook, les prévenir des dangers et leur expliquer les outils qui sont à leur disposition pour préserver leur vie privée sur les réseaux sociaux.
Utiliser
les médias sociaux représente l’une des activités les plus courantes chez les
jeunes d’aujourd’hui. Un récent sondage mené au C.S. L’AGE D’OR 2 section secondaire
démontre que 75,2 % des adolescents se connectent à leur réseau social
favori au moins une fois par jour et que 24,7 % des jeunes le font plus de
10 fois quotidiennement. Les sites comme Facebook,
YouTube ou Twitter,
qui se sont développés à grande vitesse au cours des dernières années,
s’avèrent hautement populaires auprès des jeunes, notamment parce qu’ils leur
offrent l’opportunité de se divertir, mais également de communiquer entre eux.
Il demeure cependant essentiel que les jeunes sachent en faire une utilisation
saine et appropriée, sans quoi, certains problèmes pourraient survenir.
Possibilité de développer des habiletés sociales et
d’améliorer la communication
Selon ce rapport, il semble que
l’utilisation des réseaux sociaux aurait un effet bénéfique sur les enfants et
les adolescents en améliorant la communication, les liens sociaux, de même que
les compétences techniques. Les médias sociaux permettent ainsi aux adolescents
de réaliser plusieurs activités de socialisation, valorisées tant en ligne que
hors ligne, comme rester en contact avec ses amis et sa famille, se faire de
nouveaux amis, partager des photos et discuter. Aussi, ils offrent aux jeunes
la possibilité de s’ouvrir davantage sur le monde et de rencontrer une
multitude de points de vue, notamment par le biais de blogues, de vidéos, de
podcasts, de sites Internet, etc.
Les auteurs exposent également qu’en
plus de mettre à contribution le potentiel créatif des adolescents, notamment
par la réalisation de divers projets (blogues, vidéos, musique…), les médias
sociaux leur permettent aussi de partager leurs passions et leurs intérêts avec
d’autres jeunes, ce qui enrichirait d’autant plus leurs expériences de
socialisation.
Une belle opportunité d’apprentissage
Pour les étudiants, l’utilisation des
médias sociaux s’avère aussi fort intéressante et profitable dans la
réalisation de projets d’équipe puisqu’ils permettent l’échange d’idées et la
collaboration à distance. Toujours selon ce rapport, ils offrent l’opportunité
d’apprendre autrement.
Accessibilité à de l’information portant sur la
santé
Selon le rapport, les adolescents voient
dans les médias sociaux une façon simple et anonyme permettant de trouver
facilement des réponses à leurs questions, notamment en ce qui a trait à des
thématiques plus intimes, comme la santé (consulter le billet « Quand Internet
permet aux jeunes de bien s’informer à propos de leur santé » publié
précédemment sur ce sujet).
En effet, un bon nombre de sites leurs
permettent d’accéder à d’excellentes sources d’informations sur des thèmes qui
les préoccupent comme les ITSS (infections transmissibles sexuellement et par
le sang), les signes de la dépression, etc.
Vie privée
Le rapport stipule que le principal
risque auquel s’exposent les jeunes utilisateurs de médias sociaux est lié à
des problèmes relevant de la vie privée. En effet, certains adolescents
manquent parfois de vigilance et ne se questionnent pas nécessairement sur le
type de messages, de photos ou de vidéos qu’ils mettent en ligne. Or, ces
jeunes utilisateurs sont parfois loin de réaliser l’ampleur de leurs gestes et
les répercussions possibles à plus ou moins long terme. « Ce qui est mis
en ligne reste en ligne », et en ce sens, les jeunes qui manquent de
prudence dans le type d’informations qu’ils transmettent pourraient se voir
confrontés à divers problèmes, notamment lorsque viendra le temps de trouver un
emploi.
Cyberintimidation, harcèlement en ligne, sexting, et
cie
Toujours selon le rapport, un autre
risque que courent les jeunes utilisateurs de médias sociaux serait la
cyberintimidation, phénomène qui consiste à utiliser les médias numériques afin
de diffuser des informations fausses, embarrassantes ou bien hostiles sur
autrui. Ici, les auteurs du rapport font remarquer qu’une distinction doit être
faite entre la cyberintimidation et le harcèlement en ligne. En somme, le harcèlement
en ligne n’est pas aussi commun que le harcèlement hors ligne, alors que la
cyberintimidation est très commune et peut arriver à tous les jeunes qui
utilisent Internet.
Aussi,
le phénomène du sexting chez les jeunes se veut une autre façon inappropriée
d’utiliser les médias sociaux pouvant entrainer certains problèmes chez les
jeunes qui l’expérimentent. Que ce soit pour ceux qui propagent des
informations sexuellement explicites ou bien pour ceux qui en sont victimes, le
sexting n’est pas sans conséquence : renvoi du milieu détresse
émotionnelle et problèmes de santé mentale. De plus, d’autres problèmes
peuvent découler de l’utilisation accrue des médias sociaux, tels que la
cyberdépendance, la « dépression Facebook » (dont il sera question
ultérieurement dans un billet) et le manque de sommeil.
En somme, ce sujet s’avère très
pertinent, tant pour les parents, les enseignants que les éducateurs, afin de
mieux comprendre les effets potentiels des réseaux sociaux sur les jeunes. De
plus, il met en lumière l’importance de demeurer vigilant face aux
comportements des jeunes sur Internet afin de diminuer le risque de problèmes
qui pourraient découler d’une utilisation inadéquate. J’encourage donc les
adultes à discuter avec les jeunes à propos de l’utilisation qu’ils font
d’Internet ainsi que des problèmes qu’une utilisation impropre de ce réseau
peut occasionner.
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